La braise de mes Merveilles

La braise de mes Merveilles

Mais, Oh!
Comme je ressens l’écho, l’instant d’aimer!
Cela en est harassant et sans pitié.
Mon coeur semble si grand,
que j’en mettrais une parcelle à l’encan.
Je te regarde, ami plein de talent,
et pour toi je scanderais un ‘Je t’aime’ sans contenant.

Cet homme, il est vrai, a mon coeur.
Du moins, une partie de son infinie grandeur.
Cet homme, il est vrai, est privilégié.
Une élégante et saine nacelle lui est réservée.
Mais l’amour qui me porte, ne peut être rationalisé.
Et sans pudeur, j’admet à l’heure, ne vouloir me priver.

Cet homme n’est pas seul.
La braise de mes merveilles
ouvre ses bras à d’autres qui le veulent.
Ce tison d’émotions qui me gardent en éveil
je le partage, sans aucun outrage.

À d’autres que je chérie sans peur.
À ces femmes qui sont à la fois guides et soeurs,
qui pour moi sont d’une si belle lueur,
que pour elles, sans peine, je meurs.

La braise qui m’émerveille
sait bien tendre l’oreille,
écouter son hôte butiner la passion
telle une abeille en dévotion.

Pour être tendrement cajolé,
venez près de moi vous allonger.
Pour entendre que vous pouvez être aimé,
marchez près de moi, vous verrez.

Aimer, sans tracas de promiscuité.
Aimer, sans malentendu mal expliqué.
Aimer, sans mal, sans mal aimer !
Aimer, sans chair à chair partagée.
Mais, oh!
Aimer, sans gêne de consommer.

Photographe: Jean-François Dupuis
Modèle: Judith Ruel

Leave a Reply